Lyria - catharsis

Style : metal sympho - Note : 16/20

Lyria, petit groupe brésilien propose ici un premier album né du soutien des fans, car financé via un crouwdfunding, procédé de plus en plus habituel sur la scène metal. True war débute dans de magnifiques orchestrations symphoniques, puis le chant un rien mystérieux d’Aline. Me voilà revenu à la bonne vieille époque d’After Forever. Mais n’allez pas croire que Lyria n’est qu’une pâle copie dépassée des Hollandais. Ils leur empruntent un sens du drame, de l’émotion et de la passion tout en y intégrant une touche plus moderne, avec des guitares incisives dans un style plus alternative metal. Les lignes de chant sont efficaces et se retiennent facilement. Ce premier titre est donc catchy à souhait et très accrocheur.
Revenge propose, quant à lui, un peu plus de douceur, avec un refrain très tubesque. Je l’aurais bien vu en single. Là encore, les guitares sont assez agressives, ce qui contraste bien avec l’interprétation tout en émotion d’Aline.
Jester, le single de l’album allie avec finesse des éléments de metal symphonique très classiques et usités avec des éléments plus modernes et originaux.
The Phoenix Rise est la ballade de l’album. En général, je n’aime pas trop les ballades, mais là, le résultat est irréprochable : c’est beau et touchant.

Je ne parlerai pas de toutes les chansons, cependant on peut dire que Lyria nous offre un joli moment de metal féminin. Leur musique n’est pas en soi originale, mais elle fait revivre tout ce que j’aimais dans ce style, tout en le mettant au goût du jour, pour un résultat tout en puissance qui mêle agressivité et mélodie.
Aline a une voix cristalline très agréable, avec un panel d’émotions variées et une interprétation très vivante. Elle donne aussi parfois dans le lyrique, et cela reste toujours très subtil et sobre.

Bref, Catharsis est une belle surprise et devrait plaire à tous ceux qui ont connu l’âge d’or du metal féminin.

Like a Phoenix rebirth
I will live again
I will write my own fate
(And) I will turn the page
Cause I’ll free myself from the cage