Ravenscry - The attraction of opposites

Style : metal alternatif - Note : 17/20

Voici le deuxième album des italiens de Ravenscry. J’avais adoré leur premier opus, One way out, sorti en 2011 et me suis donc jetée sur The attraction of opposites. Force est de constater qu’il n’y a plus ce côté directement envoûtant, ce petit truc qui accroche tout de suite, et pourtant, l’ensemble s’avère plus recherché, plus mature. En fait, il m’aura fallu plusieurs écoutes pour pénétrer dans le nouvel univers du groupe, navigant entre riffs death metal, ambiances gothiques, compositions progressives… Le tout emmené par la sublime voix de Giulia. Ravenscry ne ressemble à aucune autre formation, semblant suivre sa propre voie et faire fi des modes.

L’album commence avec Luxury of distraction, puissant, dramatique, mais également old school dans certaines lignes de chant. Le morceau surprend au premier abord puis séduit. Missing words constitue ensuite un bon single, avec ce qu’il faut d’émotions, et des mélodies qui rappellent un peu One way out. The big trick est une autre surprise : plus violent, avec une rythmique agressive et un chant novateur, il tranche vraiment avec le reste. Living today s’aventure plus dans un style avant-gardiste, avec ses passages jazzy sur fond de saxophone et de guitares ultra progressives. Je ne parlerai pas de chaque chanson (il y en a 14 au total), mais le groupe arrive à développer des compositions riches, intéressantes et globalement plus dynamiques que par le passé.

Ravenscry affirme un peu plus sa personnalité avec ce nouvel opus, le potentiel est là, ne reste plus qu’à se faire connaitre davantage, car le groupe mérite de figurer aux côtés des plus grands sur la scène metal à chanteuses.

And you know when I cry and dig inside of me
Then I look for the moments when I used to live,
Finding every word swallowed for a matter of pride,
'cause only there I find you